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Dimitri Naïditch : « La France est mon pays d’adoption »

Dimitri Naïditch et Polina de Carlo au piano

Nous avons rencontré le pianiste franco-ukrainien Dimitri Naïditch à l’occasion de la sortie de son album French Kiss le 16 octobre prochain, chez Dinaï Records.

Le virtuose rend en effet hommage à la France, sa patrie d’adoption. Avec sa compagne dans la musique comme dans la vie, la pianiste Polina de Carlo, il explore le « charme à la française » et nous offre ses interprétations très personnelles de Saint-Saëns, Debussy, Ravel ou Fauré mais aussi celles des musiques de Legrand, Piaf, Aznavour ou Gainsbourg. Pas étonnant pour un pianiste formé entre la musique classique et le jazz et qui a trouvé en la France sa terre d’élection et son inspiration artistique. À la fois compositeur, arrangeur et improvisateur, il revisite le répertoire classique, se l’approprie, recherche de nouvelles harmonisations et apporte des couleurs jazzy ou contemporaines. Le résultat est juste magnifique.

Nous avons posé quelques questions à cet artiste inclassable :

Pourquoi la France vous inspire tant pour ce nouvel album à quatre mains ?

Dimitri Naïditch : Parce que la France est mon pays d’adoption, et ma complice Polina de Carlo, pianiste originaire de Biélorussie, a fait le même choix pour ce pays et aussi parce que d’après moi il y a un esprit français unique qui fait rêver le monde entier.

Vous mariez le classique et le jazz dans cet album, est-ce un choix récent ?

Dimitri Naïditch : Non, c’est le parcours de toute une vie. J’ai été formé à ces deux disciplines. Ce n’est pas juste une volonté d’ajouter quelques airs de jazz après un concert classique, c’est vraiment une volonté de croiser les deux formes artistiques. J’ai joué avec les grands noms du jazz, comme Didier Lockwood, j’ai collaboré avec le réalisateur Claude Lelouch… Je suis contre le cloisonnement du monde musical.

Comment vous vient l’improvisation ou la réharmonisation des morceaux que vous choisissez ?

Dimitri Naïditch : Chaque œuvre me souffle la façon de faire. Parfois c’est juste la première phrase d’un air. Les variations que j’apporte s’éloignent plus ou moins du thème. Je pars d’œuvres magnifiques, comme celles de Debussy ou Ravel, pour composer, arranger et improviser, apporter de nouvelles couleurs de jazz ou d’autres styles modernes. Mais je pars aussi de chansons françaises comme Padam Padam de Norbert Glanzberg et Édith Piaf ou le fameux « chabadabada » d’Un homme et une femme de Francis Lai. Parfois il s’agit d’une création totalement nouvelle.

Album French Kiss, œuvres à quatre mains avec Polina de Carlo. Sortie le 16 octobre chez Dinaï Records.
Concert le 7 novembre 2026 à 20h, Salle Cortot, Paris 17.

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